Santé et sécurité en Nouvelle-Calédonie
Offre de soins
La Nouvelle-Calédonie dispose d'un système de santé de niveau européen, concentré sur le Grand Nouméa. Le Médipôle de Koutio, établissement hospitalier ouvert en 2016 sur la commune de Dumbéa, regroupe les plateaux techniques du centre hospitalier territorial. Des hôpitaux de proximité fonctionnent dans le Nord, et un maillage de dispensaires couvre les communes de brousse comme les îles. Les médecins libéraux, les pharmacies et les laboratoires se trouvent en revanche massivement à Nouméa. Les cas les plus lourds font l'objet d'évacuations sanitaires vers l'Australie ou vers la métropole.
Couverture sociale et CAFAT
La protection sociale ne relève pas du régime métropolitain mais d'un régime local géré par la CAFAT, la caisse de compensation des prestations familiales, des accidents du travail et de prévoyance. L'assurance maladie y prend la forme du régime unifié d'assurance maladie maternité, dont les taux de prise en charge diffèrent de ceux de la sécurité sociale hexagonale, avec un remboursement partiel des consultations et une couverture intégrale de certains actes de prévention et des affections de longue durée. La carte Vitale et la carte européenne d'assurance maladie n'ont aucune valeur sur le territoire. Un visiteur avance donc ses frais, et une assurance voyage couvrant les soins et le rapatriement s'avère indispensable. Les personnes qui s'installent basculent vers la CAFAT dès leur affiliation, complétée le plus souvent par une mutuelle locale.
Risques sanitaires
Le paludisme est absent de l'archipel et aucune vaccination n'est exigée pour un voyageur venant d'Europe, les vaccinations du calendrier français restant recommandées à jour. Les arboviroses transmises par les moustiques, dengue en tête, donnent lieu à des épisodes épidémiques périodiques, ce qui justifie une protection contre les piqûres. La leptospirose se contracte lors de baignades en eau douce après de fortes pluies. La baignade dans le lagon demande par ailleurs de la vigilance vis-à-vis des courants et de certaines espèces marines venimeuses.
Contexte sécuritaire récent
Les émeutes survenues à partir du 13 mai 2024 ont provoqué des destructions importantes, principalement dans le Grand Nouméa, ainsi qu'une longue période d'état d'urgence, de couvre-feu et de restrictions de circulation. La situation s'est depuis normalisée et l'archipel est de nouveau ouvert aux voyageurs, les organismes officiels du tourisme indiquant que les zones touristiques sont accessibles. Des tensions ponctuelles et des blocages localisés demeurent néanmoins possibles. Les recommandations publiées par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères font foi et sont actualisées régulièrement. En dehors de ce contexte, la délinquance ordinaire relève surtout des vols et des cambriolages.
Numéros d'urgence
Les numéros métropolitains sont applicables, le 15 pour l'aide médicale urgente, le 17 pour la police et la gendarmerie, le 18 pour les pompiers et le 112 depuis un mobile.