Aller en Nouvelle-Calédonie par la route

Insularité et accès au territoire

La Nouvelle-Calédonie n'est reliée à aucun autre territoire par la route. Collectivité française du Pacifique Sud située à quelque 1 500 kilomètres à l'est de l'Australie, elle ne se rejoint que par avion ou par bateau. La question de la route se pose donc une fois débarqué, et elle se pose sérieusement, car le réseau routier constitue le seul système de transport terrestre structurant de l'archipel en l'absence totale de chemin de fer.

Réseau routier de la Grande Terre

Le réseau calédonien représentait environ 5 600 kilomètres de voies au début des années 2000, répartis entre des routes territoriales gérées par la Nouvelle-Calédonie, des routes provinciales relevant des trois provinces et un vaste ensemble de voies communales et de pistes rurales. Les routes territoriales, les mieux aménagées, totalisent un peu moins de six cents kilomètres. Les voies communales et les pistes forment au contraire l'essentiel du linéaire et présentent des états très variables, certaines étant seulement carrossables en quatre roues motrices, en particulier sur la côte est et dans les massifs miniers.

Route territoriale 1 et Transversale

La RT1 constitue l'axe majeur du territoire. Longue d'environ 400 kilomètres, elle remonte la côte ouest depuis Nouméa jusqu'à Koumac en traversant Païta, La Foa, Bourail, Poya, Koné et Voh. Son tracé, largement roulant, dessert les principales communes de l'ouest et la plupart des sites touristiques accessibles en voiture. La liaison Koné-Tiwaka, communément appelée la Transversale, franchit la chaîne centrale et relie la côte ouest à la côte est en une soixantaine de kilomètres de montagne, offrant un raccourci précieux et des panoramas remarquables. Dans le Grand Nouméa, la voie express permet de contourner l'agglomération.

Conduite et location de véhicule

La conduite s'effectue à droite, comme en métropole, et le permis français est valable sans formalité. La signalisation et le code de la route reprennent les règles hexagonales, avec des limitations généralement fixées à 110 kilomètres par heure sur voie express et à 80 ou 90 kilomètres par heure hors agglomération. Les distances trompent facilement, car la vitesse moyenne reste basse sur les routes sinueuses de la côte est. La location de voiture, disponible à l'aéroport et à Nouméa, demeure la formule la plus souple pour découvrir la brousse. Les stations-service se raréfient au nord et sur la côte est, et la faune divagante, notamment les cerfs et le bétail, rend la conduite de nuit délicate en dehors des agglomérations.

Routes des îles

Lifou, Maré, Ouvéa et l'île des Pins disposent chacune d'un réseau routier limité mais suffisant, desservant les tribus et les principaux sites. La location sur place s'organise auprès d'opérateurs locaux dont le parc reste modeste, ce qui rend la réservation préalable utile en haute saison.