Formalités d'entrée en Nouvelle-Calédonie
Documents exigés des ressortissants français
La Nouvelle-Calédonie est une collectivité française sui generis, et non un État étranger. Un ressortissant français s'y rend donc sans visa, muni d'une carte nationale d'identité ou d'un passeport en cours de validité. Le passeport reste toutefois indispensable dans la pratique, car tout vol au départ de la métropole comporte au moins une escale dans un pays tiers, au Japon, en Corée du Sud, à Singapour, en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Chacun de ces pays applique ses propres règles de transit, et un passage par l'Australie suppose une autorisation de voyage australienne obtenue avant le départ, même sans sortir de l'aéroport.
Situation hors espace Schengen
Le territoire n'appartient ni à l'espace Schengen ni au territoire douanier de l'Union européenne. Un visa Schengen ne permet pas d'entrer en Nouvelle-Calédonie, et la réciproque vaut également. Les ressortissants étrangers soumis à obligation de visa doivent obtenir un document spécifiquement valable pour ce territoire, délivré par les autorités consulaires françaises. De nombreuses nationalités bénéficient d'une exemption pour des séjours touristiques de quatre-vingt-dix jours sur une période de cent quatre-vingts jours, sous réserve d'un passeport valide plusieurs mois après la date de retour, d'un billet de continuation et de ressources suffisantes.
Régime douanier et contrôles sanitaires
Le statut douanier particulier de l'archipel entraîne de véritables formalités à l'arrivée comme au départ, y compris pour les voyageurs venant de métropole. Les franchises portent notamment sur les alcools, avec une tolérance générale de deux litres de vin accompagnés d'un litre de spiritueux titrant plus de vingt-deux degrés, ainsi que sur le tabac et la valeur totale des marchandises transportées. Les achats effectués sur place peuvent en sens inverse être soumis aux droits européens au retour.
La biosécurité constitue l'autre volet des contrôles. La protection d'un écosystème insulaire très vulnérable conduit à interdire ou à restreindre fortement l'entrée de nombreux produits d'origine animale ou végétale, parmi lesquels les fruits et légumes frais, les semences, les plantes dépourvues de certificat phytosanitaire, ainsi qu'une partie des fromages et des charcuteries. Une déclaration est demandée à chaque arrivée, et l'absence de déclaration expose à des sanctions.
Séjours longs et installation
Un Français peut s'établir librement en Nouvelle-Calédonie sans autorisation de séjour. L'accès à l'emploi salarié obéit néanmoins à une réglementation locale de protection de l'emploi, qui donne la priorité aux personnes justifiant d'une durée de résidence sur le territoire. Les étrangers souhaitant travailler relèvent, eux, d'une autorisation délivrée par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. La souscription d'une assurance voyage couvrant le rapatriement reste vivement conseillée, les frais médicaux et les évacuations sanitaires atteignant rapidement des montants élevés dans le Pacifique.