Principales attractions touristiques en Nouvelle-Calédonie
Lagon inscrit au patrimoine mondial
Le principal atout touristique de la Nouvelle-Calédonie tient dans son lagon, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2008 au titre de six zones marines réparties autour de l'archipel, parmi lesquelles le Grand Lagon Sud, le Grand Lagon Nord, les atolls d'Entrecasteaux et ceux d'Ouvéa et de Beautemps-Beaupré. La barrière de corail qui l'enserre approche 1 600 kilomètres de développement et constitue l'un des plus vastes ensembles récifaux de la planète. Plongée, apnée, kayak et sorties en bateau depuis Nouméa ou depuis les îles donnent accès à ce milieu, dont la fréquentation reste encadrée sur les sites les plus sensibles.
Nouméa et ses abords
La capitale rassemble l'essentiel des équipements culturels. Le centre culturel Tjibaou, conçu par l'architecte Renzo Piano et ouvert en 1998, présente les arts kanak et océaniens dans un ensemble de cases contemporaines posées sur la presqu'île de Tina. L'aquarium des lagons expose la faune récifale locale, tandis que le musée de la Ville et le marché de Port Moselle rendent compte de la vie urbaine. Au large, l'îlot Amédée et son phare métallique du XIXe siècle constituent une excursion classique à la journée. Les baies de l'Anse Vata et des Citrons offrent une baignade immédiate et une pratique répandue de la voile légère et du kitesurf.
Grand Sud minier
Au sud de Nouméa s'ouvre un paysage sans équivalent, fait de latérite rouge, de maquis minier et de lacs artificiels. Le parc provincial de la Rivière Bleue, accessible en véhicule puis en navette, propose des sentiers de randonnée, des parcours en vélo et des sorties en kayak sur un plan d'eau noyé de troncs. Les chutes de la Madeleine et la baie de Prony, ancien site pénitentiaire aujourd'hui rendu à la forêt, complètent ce circuit.
Côte ouest et Cœur de Voh
La façade occidentale se parcourt le long de la route territoriale 1, entre savane à niaoulis, élevage bovin et longues plages. Le Cœur de Voh, formation naturelle dessinée par la mangrove près de la commune de Voh, doit sa notoriété aux photographies aériennes de Yann Arthus-Bertrand. Sa silhouette ne se distingue qu'en hauteur, depuis un survol en avion léger ou en ULM, ou au terme d'une marche sur le massif voisin. Plus au sud, Bourail réunit la Roche percée, la baie des Tortues et le domaine de Déva, vaste espace littoral protégé.
Côte est et Hienghène
La côte orientale, plus humide et plus verte, longe la mer entre chaîne centrale et récif. Hienghène concentre les images les plus reconnaissables du territoire avec ses rochers noirs émergeant de la baie, dont la silhouette dite de la Poule couveuse, que l'on découvre depuis un belvédère ou en kayak. La cascade de Tao, la vallée de la Hienghène et les tribus de la région constituent le cœur d'un tourisme rural fondé sur l'accueil chez l'habitant.
Îles Loyauté
Lifou, Maré et Ouvéa forment un archipel corallien aux falaises abruptes et aux eaux d'une transparence remarquable. Lifou attire par la baie de Jinek, réserve propice à l'observation sous-marine, et par les falaises de Jokin. Maré conserve un caractère plus sauvage, avec le trou de Bone et la plage de Yejele. Ouvéa aligne une plage de sable blanc de vingt-cinq kilomètres, prolongée par le pont de Mouli et les falaises de Lékiny.
Île des Pins
Située au sud de la Grande Terre, l'île des Pins tire son nom des pins colonnaires qui hérissent ses rivages. La piscine naturelle de la baie d'Oro, atteinte par un sentier à travers la forêt, la baie de Kanuméra et son rocher sacré, ainsi que la baie d'Upi que l'on traverse en pirogue à voile traditionnelle, en composent les sites majeurs. L'île se rejoint par avion depuis Nouméa en une demi-heure environ ou par navire à passagers, et accueille également des escales de paquebots.