Hymne de la Nouvelle-Calédonie
Soyons unis, devenons frères
L'hymne de la Nouvelle-Calédonie porte le titre Soyons unis, devenons frères. Il a été retenu au terme d'un concours lancé par le gouvernement en 2007 dans le cadre de la recherche des signes identitaires prévue par l'accord de Nouméa, puis consacré par une loi du pays adoptée par le Congrès en août 2010, en même temps que la devise et les graphismes des billets de banque.
Origine et auteurs
La composition retenue émane d'un collectif réuni autour de la chorale Mélodia, qui associait des enfants et des adultes. Ses auteurs ont cédé à la Nouvelle-Calédonie les droits de reproduction et de représentation de l'œuvre, tout en conservant leur droit moral, de sorte que toute modification du texte ou de la musique suppose leur accord préalable.
Texte et message
Le refrain appelle à l'unité et au renoncement à la violence, dans une formulation voulue accessible à toutes les composantes de la population. Les couplets évoquent la terre, la mémoire des ancêtres et l'avenir commun. Le choix d'un texte principalement en français, associé à des références à l'héritage kanak, traduit le compromis recherché au moment de son adoption.
Usages officiels
L'hymne accompagne les cérémonies organisées par les institutions calédoniennes, certaines rentrées scolaires et des manifestations sportives océaniennes. Il est enseigné à l'école primaire, la direction de l'enseignement de la Nouvelle-Calédonie diffusant des supports pédagogiques et des enregistrements destinés aux classes. Il coexiste avec La Marseillaise, qui demeure l'hymne national sur le territoire.
Réception et portée
L'adoption de 2010 a été présentée par ses promoteurs comme une étape du destin commun décrit par l'accord de Nouméa. Elle a toutefois laissé de côté deux des cinq signes identitaires, le nom du pays et le drapeau, sur lesquels aucun consensus n'a été dégagé. L'hymne reste ainsi l'un des rares symboles partagés issus du processus ouvert en 1998, dans un paysage politique où les emblèmes continuent de donner lieu à des lectures divergentes.