Emblème de la Nouvelle-Calédonie
Signes identitaires de l'accord de Nouméa
L'accord de Nouméa du 5 mai 1998 prévoit que des signes identitaires du pays soient recherchés en commun, afin d'exprimer l'identité kanak et le futur partagé entre les communautés. Cinq signes sont énumérés par le texte, le nom, le drapeau, l'hymne, la devise et les graphismes des billets de banque. Une loi du pays adoptée par le Congrès en août 2010 en a consacré trois, l'hymne, la devise et les graphismes des billets, les deux autres demeurant en suspens.
Flèche faîtière
La flèche faîtière constitue la figure emblématique la plus répandue sur le territoire. Sculptée dans le bois, elle coiffe le toit de la grande case mélanésienne et matérialise la présence des ancêtres ainsi que l'autorité du chef. Traversée de conques et entourée de coquillages, elle se retrouve sur le drapeau kanak, sur des supports institutionnels et sur les billets en circulation dans les collectivités françaises du Pacifique.
Devise territoriale
La devise retenue en 2010, Terre de parole, terre de partage, renvoie à la place de la parole dans les sociétés kanak et à la coexistence des communautés installées dans l'archipel. Elle accompagne les représentations officielles du gouvernement et du Congrès et figure sur divers documents publics.
Figures naturelles et logotypes
Le cagou et le pin colonnaire servent depuis longtemps de marqueurs visuels dans la communication publique, la promotion touristique et le sport, sans avoir jamais reçu de consécration juridique. Le gouvernement, le Congrès et les trois provinces disposent par ailleurs de logotypes distincts. Aucun blason ni armoiries n'ont été officialisés pour la Nouvelle-Calédonie dans son ensemble.
Portée juridique des signes adoptés
Les signes retenus en 2010 relèvent de lois du pays, actes à valeur législative propres à la Nouvelle-Calédonie dont le contrôle revient au Conseil constitutionnel. Le Sénat coutumier rend un avis obligatoire sur les textes touchant à l'identité kanak, catégorie dont relèvent les signes identitaires. Les discussions engagées depuis 2010 sur le nom du pays et sur un drapeau commun n'ont pas abouti, et les négociations institutionnelles conduites depuis 2021 ne les ont pas réglées davantage.