Drapeau officiel de la Nouvelle-Calédonie
Absence de drapeau unique
La Nouvelle-Calédonie ne dispose pas d'un drapeau propre consacré par un texte de portée générale. L'accord de Nouméa du 5 mai 1998 range le drapeau parmi les cinq signes identitaires que les partenaires devaient définir ensemble, aux côtés de l'hymne, de la devise, du nom du pays et des graphismes des billets de banque. Trois de ces signes ont été adoptés par une loi du pays en août 2010, mais le drapeau et le nom n'ont pas fait l'objet d'un accord.
Drapeau tricolore français
Le drapeau français demeure celui de l'État sur un territoire qui relève du titre XIII de la Constitution. Il est déployé sur les bâtiments relevant de l'État, à commencer par le haut-commissariat de la République, ainsi que sur de nombreux édifices communaux et provinciaux. Les formations non indépendantistes y voient l'expression du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République française.
Drapeau kanak
Le drapeau adopté par le Front de libération nationale kanak et socialiste le 1er décembre 1984, lors de la proclamation d'un gouvernement provisoire de Kanaky, associe trois bandes horizontales bleue, rouge et verte, chargées d'un disque jaune portant une flèche faîtière noire. Selon la symbolique revendiquée par le mouvement, le bleu renvoie au ciel et à l'océan, le rouge au sang versé et à la lutte, le vert à la terre, et la flèche faîtière à la grande case et aux autorités coutumières. Il est employé par les organisations indépendantistes et par plusieurs collectivités.
Double pavoisement
Le 13 juillet 2010, le Congrès a adopté un vœu invitant les institutions à hisser conjointement les deux drapeaux dans l'attente d'un signe commun. Cette pratique du double pavoisement a été suivie par une partie des communes et des provinces, alors que d'autres ne l'ont pas retenue, et elle a été remise en cause au fil des alternances municipales. Aucun texte n'a tranché la question à ce jour, qui continue de partager les formations politiques.
Usages protocolaires et sportifs
Dans les cérémonies organisées par l'État, seul le pavillon national est déployé au titre du protocole républicain. Les manifestations coutumières, les rassemblements politiques et certaines rencontres sportives océaniennes donnent lieu à des usages variables, où l'un ou l'autre emblème apparaît selon les organisateurs. Cette coexistence de fait tient lieu de règle depuis le début des années 2010.