Emploi et travail en Nouvelle-Calédonie
Compétence locale en droit du travail
Le droit du travail relève de la Nouvelle-Calédonie, qui dispose de son propre code du travail adopté par le Congrès. Les règles relatives au contrat de travail, à la durée du travail, aux congés et à la représentation du personnel s'inspirent du droit français tout en comportant des adaptations propres au territoire. La direction du travail et de l'emploi veille à leur application.
Salaire minimum garanti
Le salaire minimum garanti s'élevait à 1 000,08 francs CFP bruts de l'heure au 1er août 2026, soit 169 014 francs bruts pour un mois de 169 heures, selon les données publiées par les organisations patronales locales. Un salaire minimum agricole garanti distinct s'établissait à 850,07 francs de l'heure à la même date.
Protection sociale des salariés
La Caisse de compensation des prestations familiales, des accidents du travail et de prévoyance des travailleurs, connue sous le sigle CAFAT, gère le régime local. Les cotisations comprennent le régime unifié d'assurance maladie maternité, à 14,52 % sur la première tranche, et la retraite, à 14 %, réparties entre employeur et salarié. Une contribution calédonienne de solidarité de 3 % s'applique aux revenus du travail depuis avril 2025.
Protection de l'emploi local
Une loi du pays adoptée en 2010 instaure une priorité d'embauche en faveur des citoyens calédoniens et des personnes justifiant d'une durée de résidence, selon des listes d'activités définies par branche professionnelle. Ce dispositif découle de l'accord de Nouméa, qui prévoit des mesures de protection de l'emploi local, et fait l'objet d'un suivi paritaire.
Marché du travail depuis 2024
L'Institut d'émission d'outre-mer évalue à environ 10 800 le nombre d'emplois privés détruits au cours de l'année 2024. À la fin du mois de décembre 2024, l'effectif salarié privé avait reculé d'environ 19 % par rapport au point haut de 2023, où il approchait 69 000 postes. Le niveau de l'emploi est ainsi revenu à celui observé en 2009.
Formation et qualification
L'accès à la qualification demeure inégal selon les origines et les territoires. D'après l'Insee, 8,2 % des adultes se déclarant kanak détenaient un diplôme de l'enseignement supérieur en 2019, contre 54,2 % des adultes se déclarant européens. Les dispositifs de formation professionnelle et de mobilité étudiante financés par les provinces et par la Nouvelle-Calédonie visent à réduire cet écart.