Economie de la Nouvelle-Calédonie

Structure générale

L'économie calédonienne repose sur trois appuis principaux, l'extraction et la transformation du nickel, un secteur tertiaire développé autour de Nouméa et des transferts publics venus de l'État. Le niveau de vie moyen a longtemps figuré parmi les plus élevés du Pacifique insulaire, avec des écarts internes marqués entre les provinces et entre les catégories de population.

Choc économique de 2024

Selon l'Institut d'émission d'outre-mer, le produit intérieur brut a reculé de 13,5 % en volume en 2024, contraction la plus forte enregistrée depuis 1962. Les violences survenues à partir du 13 mai 2024 ont détruit ou endommagé de nombreux commerces et équipements, principalement dans l'agglomération de Nouméa. La consommation de ciment, indicateur suivi pour le bâtiment, a baissé de 34,3 % et a retrouvé son plus bas niveau depuis 1995.

Trajectoire du nickel

La production minière a chuté de 50,7 % en tonnage extrait en 2024 et la production métallurgique de 48,6 %, d'après la même source. Sur les trois usines métallurgiques en activité en 2019, une seule fonctionnait encore pleinement en 2026. La baisse des cours mondiaux, liée notamment à la montée en puissance de la production indonésienne, et le coût de l'énergie pèsent sur la compétitivité des sites calédoniens.

Finances publiques et endettement

La Nouvelle-Calédonie a souscrit trois emprunts d'un montant cumulé d'environ 785 millions d'euros pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire puis à la reconstruction engagée après 2024. Les concours de l'État couvrent par ailleurs une part des dépenses de santé, de protection sociale et d'enseignement secondaire.

Situation des ménages

Le produit intérieur brut par habitant est revenu au niveau observé en 2010 et l'emploi à celui de 2009. Le nombre de dossiers de surendettement déposés est passé de 103 pour l'ensemble de l'année 2024 à 191 à la fin du mois de septembre 2025. La consommation des ménages est demeurée orientée à la baisse en 2025, selon l'Institut d'émission d'outre-mer.

Perspectives de redressement

Le redressement reste lié au retour de la production métallurgique, au rythme de la reconstruction et à la clarification du cadre institutionnel. Les organismes qui suivent la conjoncture relèvent que la reprise de l'investissement amorcée en 2025 demeurait insuffisante pour compenser les pertes accumulées.