La monnaie en Nouvelle-Calédonie
Franc pacifique
La monnaie en circulation est le franc CFP, dont le code international est XPF. Il a cours légal en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à Wallis-et-Futuna. Créé en 1945, il constitue la dernière monnaie distincte de l'euro émise dans une collectivité française.
Parité fixe avec l'euro
Un arrêté du 31 décembre 1998 a fixé la parité du franc CFP avec l'euro à compter du 1er janvier 1999. Mille francs CFP valent 8,38 euros, soit un euro pour 119,3317 francs. Cette parité est invariable et supprime tout risque de change entre l'archipel et la zone euro, les variations ne concernant que les autres devises.
Institut d'émission
L'Institut d'émission d'outre-mer assure l'émission des billets et des pièces pour le compte de l'État, met en œuvre la politique monétaire applicable à la zone et publie des analyses de conjoncture. Il exerce également des missions de surveillance des moyens de paiement et de traitement du surendettement des particuliers.
Billets et pièces
La gamme de billets en circulation, commune aux trois collectivités françaises du Pacifique, a été mise en service en 2014. Ses graphismes illustrent des paysages et des motifs des trois territoires et relèvent, pour la Nouvelle-Calédonie, de l'un des signes identitaires consacrés par une loi du pays en 2010.
Paiements et change
Les banques présentes sur le territoire proposent les moyens de paiement usuels, la carte bancaire étant acceptée dans la plupart des commerces de l'agglomération de Nouméa. L'usage des espèces demeure plus fréquent dans les communes de l'intérieur et dans les îles. Les établissements bancaires et les bureaux de change assurent la conversion des devises, l'euro étant converti au taux fixe.
Débats sur l'avenir de la monnaie
Le maintien d'une monnaie propre a été discuté à plusieurs reprises depuis l'adoption de l'euro. Les partisans d'un remplacement invoquent la simplification des échanges, ceux du maintien l'attachement à un signe distinctif et le cadre juridique particulier des collectivités du Pacifique. La compétence monétaire relève de l'État, et l'accord de Nouméa la range parmi celles dont le transfert supposerait une évolution statutaire.